Dessin spontané

  • Origine de l’écriture
    Le dessin spontané apparaît naturellement chez tous les êtres humains, dès le plus jeune âge, dans toutes les cultures. Ses premiers pas prennent d’abord la forme de gribouillages, qui expriment le bouillonnement du désir d’être. Il est souvent dénigré : le dictionnaire Le Robert le définit comme le non savoir dessiner, alors qu’il est l’absolue origine de l’écriture.
  • La peur de mal faire
    Le dessin spontané se transforme rapidement en histoires que l’enfant se raconte.
    Une métaphore de son vécu. J’ai constaté que ce stade du dessin se mue de plus en plus en images répétitives stéréotypées. L’enfant n’ose plus se raconter librement.
    On estime généralement que le dessin spontané disparaît vers l’âge de 7, 8 ans. Les premiers signes de l’extinction de cette voix intérieure débute dans les faits dès 5 ans. Une peur de « mal faire » s’installe, un potentiel s’endort.
  • Pas de permis pour renaître
    Le dessin spontané se réfugie alors dans les marges des cahiers ou dans les traces que l’on fait en téléphonant. Ce désir essentiel d’expression se nomme « la pulsion graphique ». Il ne meure jamais et peut être réactivé par des exercices spécifiques d’autopictographie.
    Le dessin spontané a conquis ses lettres de noblesse dès 1904 avec Kandinsky (1866-1944), Alechinsky (1927) en passant par Basquiat, (1960-1988).
    Ces univers graphiques ont émergé et gagné l’art officiel… Mais il n’est pas nécessaire d’être un artiste professionnel pour avoir le droit de créer. Il ne faut pas être un chef-coq pour aimer faire à manger. Le dessin spontané n’a pas besoin de permis de tracer une ligne. Notre réservoir à images est présent en nous et peut être (ré)activé. Mais comment ?
    Pour dessiner spontanément, il ne suffit pas de le dire et d’agir, comme si l’on décidait de marcher. Un dispositif pratique fait de consignes et de conseils permet de dépasser l’angoisse du vide.
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