Actualité

La perte d’un héritage millénaire

L’homme depuis son origine, griffonne, marque ou dessine.

Il s’exprime par la pulsion de son trait, de son corps en connexion avec la matière, la pierre, la terre, le papier, mais cette activité ne se limite pas au désir de communiquer, elle stimule d’ essentielles fonctions. 

Gribouiller, tracer, dessiner activent de multiples connexions neuronales et  ouvrent les portes de la créativité. Dans le même temps,  ces actes ancestraux permettent une dissolution des tensions psychiques. Cet état donne naissance à la catharsis. 

Ces bénéfices  ont été observé depuis les années 1950 par nombre de pédagogues, psychologues, psychiatres.

 En résumé, dessiner, gribouiller, tracer, nous fait profondément du bien.  

Or,  depuis une dizaine d’années, notre relation avec notre écriture, nos ratures, notre signature, s’estompent, est en voie de disparition.  

Les touches d’ordinateurs et les écrans tactiles font mourir peu à peu la pulsion graphique. Ce qui marque, ce qui s’inscrit dans l’intimité du geste s’absente chaque jour davantage. « Signature » à la même origine que « sang », et c’est une partie de nous qui d’en va.  Le constat de cette perte en devenir n’est pas la nostalgie des temps passé.  La perte qui s’opère par la lente cautérisation du désir graphique, cause des dégâts qui sont tant de l’ordre la santé mentale de chacun, que de son potentiel créatif.

Mais le cerveau est doté d’une plasticité étonnante. Réveiller d’autres zones que celles destinées à la pensée logique est possible, c’est à nous d’en décider. 

 

 

 

 

Retour à la liste.

Fr  En